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Mes propositions pour la Pêche

Mes propositions pour la Pêche


David Lorion, quelle est la situation de la pêche à la Réunion ?

David Lorion : Avec une zone économique exclusive de 315 000 km² la Réunion possède une ressource importante mais encore peu exploitée par elle même.

Actuellement l’activité se répartit en trois catégories :

  • la petite pêche dont les produits s’écoulent principalement sur le marché local,
  • la pêche palangrière formée de la pêche côtière et de la pêche au large et estimée entre 2 000 et 3 000 tonnes annuelle dont près de la moitié s’exporte,
  • et la grande pêche industrielle.

Concernant la filière interprofessionnelle, l’Association Réunionnaise Interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) a été créée en avril 2010 et s’est donnée comme mission de réguler et de reconquérir le marché local en regroupant tous les métiers depuis les pêcheurs jusqu’au distributeur. Ces acteurs ont décidé de « relever le défi » en améliorant les revenus et d’apporter aux consommateurs réunionnais des produits de la mer de qualité aux meilleurs prix.

C’est donc un secteur important de l’économie réunionnaise qui a commencé à s’organiser, mais force est de constater que nous n’exploitons pas toutes les possibilités  de développement de cette activité, notamment en terme d’emplois.

Quels sont les freins au développement de la pêche à la Réunion ?

David Lorion : La filière pêche doit faire face à des difficultés diverses telles que la baisse de la consommation des produits issus de la pêche réunionnaise en raison d’une importation massive, une organisation commerciale insuffisante pour valoriser la filière, la vétusté des bateaux de pêche ou encore une compétitivité défavorable aux pêcheurs locaux par rapport à ceux de la zone notamment au niveau des salaires et des charges fiscales.

peche-davidlorionQuelle sont les mesures que l’on peut proposer pour améliorer la situation des pêcheurs?

David Lorion : Il est important d’accompagner et soutenir cette filière, en attirant l’attention de la commission pêche du parlement européen sur la spécificité des RUP (Régions Ultrapériphériques). Cela se fera en proposant de mettre en place des règles spécifiques aux flottes des RUP et notamment à celles de la Réunion, à travers l’adaptation réglementaire en matière fiscale et sociale.

Pour dynamiser ce secteur, il est également nécessaire d’agir pour l’obtention d’aides spécifiques permettant aux pêcheurs le renouvellement des flottes traditionnelles ou artisanales qui débarquent la totalité de leurs prises dans les ports réunionnais. Le POSEI (programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité) doit être promu comme un outil permettant une prise en compte idoine d’une politique adaptée aux contraintes de ces territoires.

Au-delà des aides européennes, il existe aussi un réel potentiel économique sur les produits de la mer à la Réunion, c’est pourquoi mener une politique active visant à développer la filière de l’aquaculture tant sur le plan maritime que continental fait partie intégrante de la politique à mener pour soutenir la filière pêche.

Enfin l’économie bleue qui recouvre la pêche, le transport, les activités portuaires ou encore les activités émergentes telles que l’énergie marine, l’énergie renouvelable, la biotechnologie, représente un fort potentiel en matière de création d’emplois. Elle devra par conséquent être inscrite dans le programme et ancrée sur le territoire du Sud.


Le premier tour des élections législatives 2017 aura lieu le 11 juin
et le deuxième tour le 18 juin 2017.